Willie "the Lion" Smith

1897 - 1973

Willie The Lion Smith
Grande figure du style Stride Piano, Willie “The Lion” Smith s’est rapidement imposé comme un pianiste original et un soliste remarquable. Dernier survivant du “Big Three” du Stride Piano (avec James P. Johnson et Fats Waller, il a continué à enregistrer et à donner des concerts jusqu’à la fin de sa vie, perpétuant son style et rendant hommage à ses confrères disparus.

Willie "The Lion" Smith - Contrary Motion

Willie The Lion Smith cigare et chapeau

Willie The Lion Smith, le roi de Harlem

Dans le milieu musical de Harlem et les rent-parties, le “Lion” était comme le roi de la jungle : il attendait quiconque voudrait se mesurer à lui au piano, et la plupart repartaient lacérés par ses griffes. Ces joutes entre pianistes, les “cutting contests”, ont forgé la réputation des grands maîtres du stride. Selon ses propres récits, son surnom lui viendrait de sa bravoure au combat pendant la Première Guerre mondiale. Son allure, avec son éternel chapeau melon et son cigare, son charisme et son jeu très personnel, ont fait de lui une personnalité unique dans l’histoire du jazz.

Une carrière entre Harlem, l’Europe et la postérité

Figure respectée de la scène new-yorkaise, Willie Smith a côtoyé et inspiré de nombreux musiciens, parmi lesquels Duke Ellington, qui lui a dédié Portrait of the Lion. Il a enregistré tout au long de sa carrière, signant des compositions marquantes comme Echoes Of Spring, et s’est produit dans les clubs et les festivals, aux États-Unis comme en Europe. Il a aussi raconté sa vie dans son autobiographie, Music on My Mind. Jusqu’à sa mort en 1973, il est resté un ambassadeur du piano stride, transmettant l’esprit de Harlem aux générations suivantes.

Le style de piano de Willie The Lion Smith

Bien que son jeu soit empreint de l’influence de ses contemporains James P. Johnson et Eubie Blake, Willie Smith a développé une technique pianistique bien à lui : un toucher très nuancé, moins virtuose que celui de James P. Johnson. Il met davantage de côté le jeu de “pompe” à la main gauche, préférant un balancement d’arpèges qui apporte un lyrisme et une poésie particuliers à ses morceaux : Fading Star, What Is There To Say?, I'll Follow You... Billy Strayhorn, compositeur et arrangeur dans l’orchestre de Duke Ellington, définissait ainsi son style :

"C'est un mélange étrange de contrepoint, d'harmonie chromatique et de figures en arabesques aussi rafraîchissantes pour l'oreille que l'eau de source pour le palais".

Il suffit d'écouter Echoes Of Spring pour se faire une bonne idée de l'originalité du jeu de Willie Smith :

Willie "The Lion" Smith - Echoes Of Spring


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16 Solos For Piano

16 transcriptions pour piano de Willie "The Lion" Smith d'après les enregistrements originaux

Transcrit par Paul Marcorelles

2nd edition, 120 pages

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